Rejet de la demande de suspension des travaux

Par sa décision du 1 mars 2019, le juge des référés du Tribunal Administratif de Grenoble vient de rejeter la demande de suspension des travaux d’élargissement de l’A480.

Nous regrettons que le juge n’ait pas entendu nos arguments et notamment :

  • un défaut de concertation puisque la concertation a été réalisée en 2011 sur un projet bien différent de celui d’aujourd’hui
  • l’absence d’étude sérieuse de scénario alternatif moins impactant pour l’environnement comme l’a souligné l’Autorité environnementale

Cette décision est évidemment une déception pour nous tous. Nous avons constaté les dégâts causés par les travaux, qui n’avaient pas attendu ce jugement pour déboiser le parc Vallier Catane et les Berges du Drac.

Mais cette décision ne remet pas en cause notre détermination. Nous attendons désormais le jugement sur le fond et continuons de défendre nos alternatives qui permettent de mieux concilier mobilité, environnement et respect du cadre de vie des riverains

  • extension du 70km/h à l’ensemble de l’A480 et de la rocade sud
  • mise en place de murs anti-bruit devant tous les quartiers traversés
  • mise en place de voies réservées bus / covoiturage sur l’ensemble des axes autoroutiers pénétrants dans l’Agglomération (A48, A480, A41, A51)

Communiqué : 70km/h sur la portion centrale de l’A480

La Préfecture de l’Isère a annoncé vendredi 22 février 2019 la signature d’un arrêté instaurant une limitation de la vitesse maximale à 70km/h sur une courte portion du boulevard périphérique métropolitain, entre les échangeurs Vercors et Louise Michel de l’A480. Pourtant une semaine plus tôt, le 15 février lors d’une conférence de presse rassemblant l’ensemble des partenaires du projet, le Préfet avait annoncé que cet arrêté ne serait pas pris avant… 2022.

Cet imbroglio mis à part, nous nous félicitons de cette décision que nous appelions depuis longtemps. En effet, le passage de 90 à 70km/h permet, d’après les études menées dans le cadre du projet A480, de réduire le bruit, l’accidentologie et l’émission des principaux polluants (NO2, PM) de l’ordre de 5 à 7%. 70 est aussi la vitesse la plus favorable à la fluidité du trafic et augmente très peu les temps de parcours.

Il faut saluer la mobilisation de l’ensemble des Maires des communes riveraines de l’A480, dont le Maire de Grenoble, du Président de la Métropole et du SMTC pour obtenir, dès à présent et non en 2022, cette décision du Préfet face aux résistances du Département qui reste enferré dans une logique routière totalement dépassée au regard des enjeux sanitaires et environnementaux.

Cette décision pour le 70 est un petit pas dans la bonne direction. Prise plus tôt elle aurait permis de revoir à la baisse le dimensionnement de l’ensemble des ouvrages et ainsi réduire les emprises et les travaux nécessaires.

Toutefois, cette décision ne peut à elle seule contrebalancer les effets négatifs du projet de l’A480 à savoir le risque majeur de voir le trafic augmenter suite à l’élargissement. Il est possible de réduire les bouchons pour un coût économique et environnemental moins élevé, comme le prévoyait notamment le scénario présenté par l’État lors de la concertation publique en 2011.

Pour faire face aux engagements pris pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre et respecter les valeurs cibles de l’OMS quant à la qualité de l’air, une politique ambitieuse de réduction de la circulation routière au profit des autres modes de transports doit être menée. Nous appelons à :

  • généraliser cette vitesse de 70km/ sur l’ensemble du boulevard périphérique Métropolitain (A480 et Rocade sud), comme l’ont fait Lyon et Lille dernièrement
  • généraliser l’expérimentation des voies covoiturage sur l’ensemble des axes autoroutiers desservants la Métropole : A48, A480, A41 et A51.

L’ensemble de nos propositions sont détaillées sur a480.org