24 Mai 2019 – Université populaire ville durable: salle comble!

La salle Juliet Berto était comble pour écouter Aurélien Barrau et Frédéric Héran qui sont respectivement intervenus sur  « Déclinaison locale d’une problématique globale : procrastination et déni de réalité » et « Pourquoi et comment réduire le trafic automobile dans la ville et son agglomération ? ».

Le propos de Frédéric Héran, économiste des transports et urbaniste reconnu, qui a alerté l’opinion en Avril sur les risques du projet d’élargissement de l’A480 peut être résumé en une phrase: Il faut casser l’efficacité automobile si on veut que les modes de transports alternatifs se développent. Si la voiture est favorisé comme avec le projet d’élargissement, les modes alternatifs ne progresseront que faiblement malgré tout les efforts déployés car la voiture restera attractive. Une position qui a raisonné avec l’intervention d’Aurélien Barrau qui n’a eu de cesse de mentionner que l’urgence climatique et sur le vivant, ne pourra être résolu par un changement drastique du système.

La discussion avec la salle à illustrer le décalage entre la société civile et les politiques à la traîne sur les politiques de mobilités. Frédéric Héran n’a eu de cesse de replacer les débats actuels sur la gratuité des transports en commun, la limitation de la vitesse dans un contexte historique. A cette échelle, l’évolution est claire, on a toujours eu besoin de réguler la voiture:

  • Dans les années 20, il s’agissait de protéger les quartiers
  • Dans les années 60, il s’agissait de protéger la ville via des rocades et contournement
  • L’enjeu aujourd’hui est de protéger la planète et les politiques sont a la traine

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